Philippe GALANO : Pourquoi je refuse le prélèvement ADN

Publié le par Le Gravier

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Ceci est un appel à soutenir activement Philippe GALANO, par une signature dans un premier temps. Il est l’un des 4 salariés ASF des Pyrénées Orientales licencié en 2003 (il exerçait des responsabilités nationales dans son syndicat CGT) qui au bout de 7 ans de procédure judiciaires a vu la gendarmerie débarquer chez lui un week-end pour un prélèvement ADN. Il était également jusqu’à ces jours derniers, Conseiller Régional. Philippe vient de prendre la décision de refuser de se soumettre à un test ADN et à ce titre, il risque de 12 à 24 mois de prison ferme et de 18 000 à 30 000 € d’amende. Voir ci-dessous sa déclaration.

C’est un choix courageux qui doit être soutenu par tous ceux qui refusent la criminalisation de l’action syndicale. Ne le laissons pas isolé dans cette démarche, soyons à ses côtés pour exiger le retrait des lois qui assimilent l’action syndicale à des activités criminelles.

Pour rendre ce soutien efficace, nous devons faire connaître son cas en faisant signer massivement la pétition lancée à cet effet.

Elle peut être signée en ligne en cliquant sur le lien :

http://www.66.pcf.fr/La-democratie-est-en-danger.html

Faire suivre largement cette pétition sur vos liste de contacts et relayez-la sur vos sites !

Cordialement

La fédération PCF66

Licencié pour délit de manifestation en 2003 pour défendre les retraites, condamné pour avoir défendu mon emploi, les lois de sécurité intérieure de N.Sarkozy m’imposent désormais de me soumettre au prélèvement d’ADN. Après une procédure judiciaire de 7 ans, une condamnation pour « séquestration » à 3 mois de prison avec sursis et 20 000 € d’amende, j’ai décidé de ne pas me soumettre à ce prélèvement que je juge dégradant, dangereux pour la démocratie, stigmatisant les militants syndicaux comme des criminels en puissance. Je n’accepte pas que l’on puisse aujourd’hui en France banaliser ce que l’on appelle communément la criminalisation du mouvement social et à travers cela la condamnation à de lourdes peines, des militants, des syndicalistes.

Pour l’avoir mûrement réfléchi avec la CGT mon syndicat d’appartenance et le PCF des Pyrénées Orientales, j’ai décidé de ne pas me soumettre à ce prélèvement qui nous déshonore. Je suis déterminé à témoigner sur la place publique de la gravité de la situation, de mon indignation sur les faits qui conduisent aujourd’hui au fichage généralisé des syndicalistes, des militants politiques et associatifs qui résistent. Je refuse d’accepter de me soumettre à ce prélèvement comme je refuse la condamnation qui m’a été infligée pour avoir occupé le bureau de la direction des ASF en 2003.

Cette période trouble et à la fois très dure pour bon nombre d’entre nous, n’empêche pas ce gouvernement et le Medef d’en profiter pour remettre en cause l’ensemble de nos solidarités. Face à cela, il nous faut en découdre publiquement pour montrer l’absurdité de cette politique et la dangerosité des lois qui criminalisent les mobilisations sociales, en délit de solidarité, en délit d’occupation d’entreprise, en délit de manifestation sur la voie publique, au même titre que n’importe quel délit crapuleux. En refusant de se soumettre au prélèvement d’ADN chaque syndicaliste, chaque militant condamné, est passible de 12 à 24 mois de prison ferme et de 18 à 30 000€ d’amende : Comment pourrions-nous accepter que l’on puisse emprisonner des syndicalistes dans l’exercice de leur fonction au pays des droits de l’Homme ?

Pour toutes ces raisons, nous devons obtenir le retrait de cette loi liberticide et sécuritaire qui menace et déshonore notre démocratie. Menons ensemble ce combat !

Philippe Galano
Militant communiste et élu

Soutien à signer :

http://www.66.pcf.fr/La-democratie-est-en-danger.html

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Philippe-GALANO-Pourquoi-je-refuse-le-prelevement-ADN.html

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