L'arrogance à l'état Pur ...à vomir

Publié le par Le Gravier


Clash Xavier Bertrand

La scène date du samedi 16 janvier. Invité de Public Sénat, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, prend violemment à parti un journaliste du Courrier Picard. L’incident n’a duré qu’une poignée de minutes, mais révèle les liens complexes qu’entretient la presse locale avec la mairie de Saint-Quentin.

"J’ai été taillé en pièces, humilié. Je ne savais plus où j’étais",
déclarera par la suite Nicolas Totet, journaliste au Courrier Picard à Saint-Quentin (Aisne), qui a vécu d’une drôle de manière son deuxième passage télé.

Il est invité pour évoquer, face à Xavier Bertrand, député et adjoint à la mairie de Saint-Quentin, les affaires locales. L’actuel maire, l’UMP Pierre André, ayant annoncé qu’il souffrait d’un cancer début janvier, Nicolas Totet pose la question de sa succession. Une question de Xavier Bertrand juge "indélicate et scandaleuse".
 
Sur son blog, Emmanuel Mousset, professeur de philosophie au lycée Henri-Martin à Saint-Quentin, prend la défense du journaliste : "Tout le monde connaît Nicolas Totet. C’est une figure locale à sa façon, notre Tintin saint-quentinois, qu’on voit depuis des années couvrir l’actualité, qu’on croise au fil des événements. C’est sans doute le plus ancien journaliste de la ville, bien qu’il soit encore jeune. (...) Et pour qui connaît un peu Nicolas Totet, nous savons tous que c’est un garçon poli, gentil, et même timide."
 
Et égratigne le politicien : "Car quelle est la méthode de Xavier Bertrand, la même depuis longtemps, depuis toujours ? Faire peur à son interlocuteur, chercher à le tétaniser, traiter d’"indécente" une question courtoise, légitime et politique. Ensuite, son arme préférée, c’est la mesquinerie : il reproche à Totet de ne plus lui dire bonjour (sic !). Un grand chef peut être aussi un petit monsieur, et un petit menteur puisque le journaliste dément. (...) Mon billet n’est pas d’humeur, il est profondément politique. En République, on juge un élu notamment dans son comportement à l’égard de la presse. Xavier Bertrand la veut à ses ordres, soumise, ne posant pas les questions qui déplaisent. Il a a hier soir commis une faute, il n’a pas su se retenir d’humilier. C’est un grand tort, on n’a pas le droit, surtout quand on est un politique, de s’en prendre à Tintin."
 
Tintin n’a certes pas été très inspiré en posant cette question indélicate vis-à-vis du maire malade, qui semblait là déjà enterré, mais il ne méritait sans doute pas pareille humiliation de la part d’un baron local et national, qui se vengeait ici manifestement de querelles passées.

Source:  http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/xavier-bertrand-patron-de-l-ump-25042

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