Copenhague loin...loin des peuples avec un coupable désigné: le CO2

Publié le par Le Gravier

Copenhague une machine loin des peuples, où l’on prendra des décisions sans les peuples, pour une domination mondiale des peuples avec un bouc émissaire le CO2.

Sans bouc émissaire, le capitalisme responsable et coupable des désordres sociaux et écologiques sur "notre" planète est il capable de régler ces (ses) problèmes tout en poursuivant sur le même chemin de la rentabilité financière et de la concurrence libre et non faussée ?
EN CLAIR
le bourreau peut il couper la tête à sa victime tout en évitant l'effusion de............... sang ?


Avant toutes choses, vous devez savoir que je suis pour un environnement débarrassé de tout ce qui contribue à son altération, que je suis pour une qualité de l’air irréprochable, contre toutes les vraies pollutions atmosphériques, le rejet des particules fines des moteurs diesel, des entreprises mal gérées, contre les rejets de polluants dans les rivières.

Je suis aussi pour de nouvelles énergies (le pétrole ne sera pas éternel, et notre consommation est démentielle). Je suis aussi pour un mode de consommation plus approprié, de commerce plus équitable, je suis finalement pour un Monde plus juste, plus équilibré. Mais pas n’importe comment. Pas à coup d’idéologies foireuses ou fumeuses, pas à coup d’alarmisme et de sensationnalisme destructeur (ce sont les pires pollutions).

Ce week-end un événement important c’est produit :

A deux semaines de la grande conférence de Copenhague sur le climat, un fichier zippé comportant 1073 emails a été sorti des ordinateurs du Climate Research Unit de l'université de West Anglia en Grande-Bretagne. Selon les personnes à l'origine de leur diffusion, ces échanges seraient compromettants pour les climatologues auteurs des études ayant inspiré le rapport du GIEC, celui-là même qui fait autorité dans le landernau scientifique et politique.

La police britannique a lancé une enquête pour savoir qui est à l'origine de ce vol. La mouvance des sceptiques du changement climatique est très active sur le Net, notamment aux Etats-Unis, et diffuse déjà des films de propagande très bien faits comme « L'Arnaque du réchauffement climatique ».

Cette fois, elle pense avoir mis la main sur la preuve irréfutable d'une vaste entente entre climatologues, une science qui n'a pas encore fait de prédiction exacte, comme nous l'avait expliqué le physicien Serge Galam.

L'authenticité des mails a été reconnue par le Climate Research Unit, qui s'en explique dans un communiqué publié sur son site.

« Nous ne savons pas expliquer l'absence de réchauffement »

Le terme « climategate » est vite apparu au fur et à mesure que le buzz est monté. Le suffixe « gate » donne à ses promoteurs l'impression qu'à l'image du scandale du Watergate qui avait poussé le président Nixon à la démission en 1974, là, les négociations de Copenhague pourraient être totalement remises à plat.

Les premières retranscriptions des mails font surtout apparaître le doute des scientifiques sur le réchauffement climatique :

• Le réchauffement climatique fait-il consensus ? La courbe en club de hockey établie par un article de Michael Mann en 1998 dans la revue Nature, qui reconstitue la variation de la température moyenne du globe depuis 1000 ans et a servi au GIEC à prouver le réchauffement climatique fait l'objet d'une controverse au sein de la communauté scientifique. Cette analyse aurait sous-estimé les variations de températures du Moyen Age et du petit âge glaciaire dans le but de rendre plus apparent le réchauffement actuel.

• Ont-ils tenté de maquiller les chiffres ? Dans un des mails qui viennent d'être publiés, Phil Jones, le directeur du Climate Research Unit évoque le « Mike's Nature trick », le « truc » utilisé par Michael Mann pour « masquer le déclin » des températures : il faut selon lui « incorporer les vraies températures à chaque série depuis les 20 dernières années (depuis 1981) et depuis 1961 (…) afin de masquer le déclin ».

• Ont-ils tenté de masquer le manque de preuves ? Dans un autre mail, les scientifiques échangent sur leur « problème » : les données récoltées sur les vingt dernières années ne correspondent pas aux projections. ( Extrait d'un mail envoyé par le statisticien Kevin Trenberth, chef du département d'analyse du climat, à son équipe en bas de page (1) )

Pour le moins ces publications posent problème. Depuis le 17 novembre, rien au JT de 20 heures : sinon ce commentaire de Pujadas : les indices de concentration des gaz à effet de serre battent tous les records confirmant les scénarios les plus pessimistes…

Sauf que des scientifiques disent exactement le contraire :

Le communiqué de Presse de l'Université de Bristol est explicite. Voici un extrait de ce communiqué :

« Les données récentes montrent que l'équilibre entre la fraction atmosphérique et la fraction absorbée du dioxyde de carbone, est restée approximativement stable depuis 1850. Et ceci malgré une élévation des émissions de CO2 de près de 2 milliards de tonnes en 1850 par an, jusqu'à 35 milliard de tonnes par an actuellement.

Ceci suggère que les écosystèmes terrestres et les océans possèdent une plus grande capacité d'absorption qu'on ne le pensait auparavant. »

Ce résultat est opposé à celui d'un nombre significatif de travaux de recherches récents qui prévoient que la capacité des écosystèmes et des océans d'absorber le CO2 devrait commencer à diminuer à mesure que les émissions de CO2 s'accroissent, permettant ainsi aux concentrations de gaz à effets de serre de diverger. Le Dr Wolfgang Knorr de l'Université de Bristol a trouvé, qu'en fait, l'évolution de la fraction (NDT: du CO2) atmosphérique, depuis 1850, a seulement été de 0,7 ± 1.4% par décennie, c'est à dire, en pratique, nulle.

Le mérite de cette nouvelle étude, publiée au Geophysical Research Letters réside dans le fait qu'elle s'appuie exclusivement sur des résultats de mesures et des évaluations statistiques, y compris d'enregistrements historiques extraits de la glace Antarctique, et ne repose aucunement sur des calculs issus de modèles climatiques complexes.

Alors qui croire ? …A vrai dire je n’en sais rien et si je n’avais le sentiment qu’on nous mène en Iceberg je ne m’en préoccuperais pas trop. En effet c’est une question qui relève de la climatologie, nous devrions laisser la science régler ses problèmes.

Chaque fois que la politique s’est mêlée de dire où était la vérité scientifique, la vérité admise par tous, les résultats ont été catastrophiques. La science n’est pas au service de la politique, et la politique n’a pas à instrumentaliser la science. Pourtant concernant le climat c’est ce qui se passe.

Les politiques nous disent : le débat est réglé, c’est une certitude le CO2 est responsable du dérèglement climatique si vous dites le contraire vous êtes en mauvaise compagnie avec des gens comme Allègre. C’est vrai qu’Allègre avec ses certitudes est insupportable. Mais si le seul argument est celui de la bonne ou mauvaise compagnie, alors comment ne pas voir que chez les partisans du CO2 « coupable » on se trouve aux côté de Sarkosy, Borlot, Cohn-Bendit…, qu’on a le soutien de tous les médias, de tous les journalistes en vue, du groupe PPR (FNAC…Conforama, Gucci, le TF1 de Bouygues) sponsors du film Home.

Tous ces gens dont l’idéologie de base est : moins d’état, dérégulation ; libre concurrence, croissance économique illimitée (souvenez vous Sarkosy : « j’irais chercher les points de croissance avec les dents ») se trouvent très à l’aise avec le CO2 comme coupable. Le CO2 est le coupable idéal de l’écologie libérale. La catastrophe due au CO2, portée par une propagande massive, est politiquement efficace, elle efface les repères de classe au profit des repères de survie, tous coupables, tous menacés.

Pendant que nous regardons le taux de carbone monter, nous ne regardons pas du côté des taux de profits, nous ne regardons pas non plus la société qu’on nous prépare. Des réflexions sont engagées sur les droits à polluer individuels…sur quoi déboucheront ces réflexions ? Sur des droits à polluer individuels ? Allons-nous avoir une carte à puce sur laquelle seront crédités nos quotas, achats d’énergie primaire : plein d’essence ou de la cuve de fuel, acquittement d’une facture d’électricité ?… Autant dire qu’avec un tel dispositif il sera préférable d’être riche et habiter Séville sur son lieu de travail, plutôt que d’être chômeur à Amsterdam, propriétaire d’une vieille guimbarde et locataire d’un appartement mal isolé.

Pure spéculation que ce scénario ? - Nous sommes déjà dans cette logique : le droit à polluer payant pour les riches en lieu et place des réductions obligatoires qui devrait leur être réclamées ! Logique qui reporte l’essentiel du coût de la pollution sur les plus démunis, car proportionnellement à leur revenus ce sont eux les plus touchés.

J’enrage de voir des écologistes de gauche soutenir cette aberration antisociale au motif qu’elle répond à un progrès pour l’environnement. Alors que nous devrions y voir l’une des grandes réussites des « libéraux » qui en faisant l’éloge des comportements individuels réussissent à déconstruire les cadres collectifs et masquer des reculs de la solidarité et du politique.

En culpabilisant tout le monde, on oublie aussi de préciser que certains sont nettement plus coupables que d’autres, et que le rôle des pouvoirs publics est bien de garantir la justice sociale et environnementale. On oublie que la somme des comportements individuels ne fera jamais une décision collective et démocratique, tout comme la somme des intérêts individuels n’aboutit pas naturellement à l’intérêt collectif.

L’éco citoyenneté qu’on cherche à nous inculquer ressemble fort, au contraire, à un abandon progressif de la citoyenneté. Renvoyés à nos comportements domestiques (moins prendre la voiture, éteindre la lumière, trier ses déchets...) et à nos choix de consommateurs (acheter bio, recyclé ou recyclable...), nous sommes soigneusement écartés des véritables décisions politiques.

A terme, en tombant dans le piège du parti pris scientifique, la cause écologique risque de se disqualifier… L’usage abusif du principe de précaution pour imposer des comportements au citoyen commence à créer de la méfiance (la campagne de vaccination de la grippe porcine le montre). C’est dommageable pour la cause écologique.

Un discours fort, politique, hors prise de parti scientifique peut être tenu. Ecoutez cette jeune fille, s’adressant à des décideurs…à aucun moment elle n’a besoin du CO2 pour son argumentation. Elle n’a pas besoin de ce piège idéologique. Ce qu’elle à dire aux décideurs qui sont devant elle n’a nul besoin d’une caution pseudo scientifique. Elle ne prononce pas une seule fois les mots : réchauffement ou CO2. Est-ce que cela enlève de la force à son discours ? Au contraire.

Je ne sais si elle est l’auteur de ce discours, en tout cas elle le dit avec conviction et une force admirable, elle ne demande pas un marché du CO2, elle ne demande pas des réductions d’émission de gaz à effet de serre, et pourtant elle met l’accent sur toutes les plaies de notre société avec beaucoup plus de pertinence que tous les discours des écolo- libéraux asphyxiés au CO2.



Mais pour ceux qui veulent aller plus loin voici en trois vidéos un autre façon de parler de ces problème…et là encore pas besoin du CO2 comme coupable.

Le C O 2 serait-il un piège à C O N ?

Vidéo 1


Vidéo 2


Vidéo 3


(1) « Tout à fait en dehors des changements dans les océans, nous savons qu'il se produit des changements majeurs dans les trajectoires des tempêtes et leur télé-connections avec l'ENSO et il y a BEAUCOUP plus de pluie sur les continents durant La Niña (plus de sécheresse pendant un El Niño), alors comment l'albedo change-t-il (changements dans les nuages) ? Pour le moins, l'excédent de pluie qui tombe sur les continents implique que beaucoup plus de chaleur sert à l'évaporation qu'à faire monter les températures, et ainsi, refroidit les terres et ainsi devrait générer des nuages. Mais le refroidissement dû à l'évaporation signifie que la chaleur va dans l'atmosphère et devrait être irradié dans l'espace. Ainsi nous devrions être capables de le suivre avec les données de CERES. Les données de CERES n'ont malheureusement pas bougé de même que les données sur les nuages. Les données sur les océans nous manquent aussi, bien qu'une partie de cela puisse venir des changements de courants et d'en enfouissement de la chaleur à des profondeurs où on ne peut le voir. Si elle (ndt : la chaleur) est séquestrée en profondeur, alors elle reviendra nous hanter plus tard et ainsi, il faudrait que nous le sachions. »

Publié dans Documentation

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Miss Tigri 02/12/2009 08:34


Très convaincantes, très efficaces, ces trois vidéos sur "l'histoire des choses". Et pour une fois qu'un discours "écologique" (dans le sens noble du terme) est ponctuée d'une note d'espoir... Je
crois sincèrement en l'efficacité pédagogique de ce type de discours alliant humour et rigueur. Cela fait écho à un sketch de Magdane, qui, avec son sens du raccourci, nous faisait observer ceci :
" On ne peut pas s'empêcher de vivre avec un tas de merdier (...) Même quand on monte dans un avion, on veut toujours emporter au moins un petit merdier avec soi et on le négocie âprement avec
l'hôtesse (...) le week-end, on enferme à clef notre petit merdier à la maison pour que personne ne vienne nous le voler, le temps qu'on aille en acheter d'autre !"


Miss Tigri 02/12/2009 08:07


Je crois détenir une information primordiale au sujet des "scientifiques faisant autorité en matière de climat" : des bloggolistes (comprenez "scientifiques expérimentés de la bloggosphère") ont
déjà démontré l'existence d'une corrélation entre la courbe des profits et celle des capacités de raisonnemment desdits climatologues. De sérieuses études prouvent en effet que l'esprit critique
des climatologues tend à s'affaiser jusqu'à l'asservissement au pouvoir en place à mesure que le climat boursier se réchauffe. Car si la planète se réchauffe, elle ne le doit qu'aux excités de
Wall-Street (et autres places boursières) où l'on gesticule vainement au téléphone, on court sans but dans les couloirs, on s'excite sur le clavier des ordinateurs pour une poignée de dollars et on
s'applaudit de cette vaine comédie en fin de séance (frottement de paumes, donc dégagement de chaleur).
On trouvera toujours des Cassandre tant qu'il y aura du fric à se faire sur la peur et le drame !