"La Politique impériale des Etats-Unis", par Noam Chomsky.

Publié le par Laynel Fumero

Conférence
24.09.2009 "La Politique impériale des Etats-Unis", par Noam Chomsky.

mercredi 26 août 2009 par   Laynel Fumero


La conférence donnée par le linguiste et essayiste politique américain dans le théâtre Teresa Carreño de Caracas a mis en lumière la manière dont les Etats-Unis ont depuis toujours tenté d’infléchir la politique interne des pays par leur supposée démocratie sans défauts, et par "l’aide" offerte à la lutte contre le terrorisme ou le narcotrafic. Cette dernière, épaulée par un discours sécuritaire, constitue le prétexte parfait pour que le colosse du nord puisse maintenir son intervention militaire stratégique dans la Colombie voisine.

 

Cette lutte contre le narcotrafic, parfaite plate-forme économique et militaire, n’est pas à imputer à une mesure de nature souveraine par le gouvernement d’Álvaro Uribe, mais aux intérêts et privilièges recherchés par les Eats-Unis dans la région, notamment dans le domaine énergétique.

Pour mener à bien ce genre d’opération-commando courante pour "rétablir l’ordre et la stabilité", les grandes corporations médiatiques ont exercé une influence constante grâce à une destructice campagne de diffamation visant les gouvernements dont la bannière politique est celle du progrès, de la justice et surtout de la libération de toute domination. Voilà qui a été confirmé par les trois premiers coups d’Etat de ce début de siècle, au Venezuela en 2002,à Haïti en 2004, et tout récemment au Honduras. Dans ce dernier cas, les Etats-Unis n’ont jamais assumé une position de clair rejet, et ont encore moins exigé une sanction contre ces actes de violation. Au contraire, sa réaction sur la scène internationale a été largement celle de la complaisance.

Encore une fois la politique extérieure des Etats-Unis s’en prend à la stabilité régionale, et en particulier à la proposition d’intégration du président Hugo Chávez. En effet, voir cette intégration régionale se concrétiser affaiblirait la capacité d’ingérence de Washington dans les affaires des peuples d’Amérique latine.

L’accord de sécurité qui sera bientôt signé par la Colombie et les Etats-Unis a pour prétension de s’opposer au narcotrafic et à la guérilla des FARC. A travers cet accord, le président Álvaro Uribe a cédé une partie de son territoire pour l’installation de sept bases militaires sur le sol colombien. Comme l’affirme Chomsky, "la lutte contre le narcotrafic n’est rien d’autre qu’une excuse des Etats-Unis pour intervenir dans d’autres pays."

L’intellectuel considère que les tensions entre le Venezuela et la Colombie pourraient s’intensifier, puisque l’existence de bases militaires proches de la frontière vénézuelienne favorise la situation d’impasse entre les deux pays, qui pourrait fournir la justification d’une guerre. Chomsky a également souligné que pour le Venezuela et tous les pays de l’Union des Nations Sud Américaines (l’UNASUR), qui se réuniront vendredi prochain à Bariloche (Argentine), le moment est venu de mettre en place une aire de paix régionale qui s’oppose catégoriquement, par une déclaration claire de l’organisme, à l’ingérence américaine et à la militarisation de la région.

Sources:
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article66&lang=es

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