Brise de Nice

Publié le par Le Gravier


Le 3 mai, a eu lieu à Nice, une élection cantonale partielle,  conséquence de la démission du conseiller général socialiste, Patrick Allemand,  par ailleurs 1er vice-président de la région et secrétaire fédéral du PS. En général ce type de scrutin ne suscite pas beaucoup d'intérêt. Là , un an après les municipales, un an avant les Régionales et alors que le patron local de l'UMP a des ambitions ministérielles il y a eu comme une embellie. Présence active de l'ancien maire, Jacques Peyrat pour soutenir son poulain, implication directe du conseiller général démissionnaire devenu pour l'occasion suppléant de la candidate du PS. Présence tout aussi active de l'ex PS Patrick Mottard qui avait failli emporter la mairie en 2001. Lui aussi avait son propre poulain, soutenu par le MODEM. Dans cette campagne « riche en personnalités » les Alternatifs et le NPA, unis pour la circonstance, ne sont pas en reste en faisant  largement référence au soutien de Besancenot. Enfin le candidat de l'UMP, Benoit  Kandel et sa suppléante Denise Fabre ( !)  soutenus très activement par le maire de Nice, Christian Estrosi.

Pour éviter toute mauvaise surprise, le Préfet a précipité le scrutin avec le délai minimum possible, soit trois semaines, dont deux semaines de vacances. Pour emballer le tout Nicolas Sarkozy, lui-même, s'est personnellement impliqué en venant à Nice quelques jours seulement avant les élections, avec pour thème l'insécurité. Thème porteur dans une ville où le FN à longtemps flirté avec les 30%.

L'enjeu pour la droite et Christian Estrosi était de taille pour confirmer une suprématie. Mission remplie avec un score de près de 48% au premier tour.  Echec pour le PS,  sa candidate  essuie un sérieux recul sur tous les scrutins précédents. Echec pour l'alliance NPA- Alternatifs dont la référence à Besancenot n'a pas suffit à décoller des 2%.

La bonne surprise de ce scrutin à gauche est venue des candidats PC et PG du Front de Gauche qui avec 6,08% doublent le score obtenu aux législatives en 2007 par le candidat du PCF (seul scrutin de référence car aux cantonales 2004 il y avait accord dès le 1er tour PS-PC).

Dans une campagne tout à la fois courte où la machine UMP a tourné à pleine puissance,le choix de mener une campagne de proximité intense a été payant. Au travers de  la multitude des contacts engagés, cette campagne  a mis en évidence la forte demande d'une véritable alternative de gauche dans ce pays. A Nice ce scrutin marque le début d'une dynamique encourageante,  porteuse d'espoir, qui peut porter ses fruits à l'occasion des élections européennes.

Robert INJEY      PC
Roselyne GRAC  PG

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